Bienvenue

Vous trouverez ici mon "carnet de notes" sur la course à pied. Je ne parle pas de compétition, mais de loisir (jogging comme on dit, ou running pour faire plus branché), de ma pratique, de ma reprise, en espérant apporter quelques réponses à des hésitants...

Pour me contacter, vous me trouverez :

Et si le nom du blog vous choque, allez lire le tout 1er billet.

Trekking


dimanche 6 septembre 2009

Yoga et course à pied : pratique

C'est bien gentil de théoriser sur les liens entre le yoga et la course à pied, mais sans pratique, tout ça n'est que du vent.


Les articles précédents :

Il s'agit de pratiquer. Où ? Quand ? Comment ?
Je ne vais pas répondre directement à ces questions, mais plutôt aborder ça selon les moyens mis à notre dispositions.


Méthodes

Et oui, comme en tout, il y a différentes méthodes de yoga. Parce que chaque Yogi a modifié, adapté, amélioré (parfois), et certains on proposé LEUR façon de voir et de pratiquer le yoga.
Je ne me risquerai pas à les qualifier, je n'en connais qu'une. Encore moins à les juger, ce serait bien prétentieux.
Elles sont en général proposées par un guru (ça n'est pas péjoratif), un ancien sage. Voici une première liste non exhaustive et non triée :
Chaque professeur a été formé selon une méthode, et enseignera cette méthode.
Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise méthode. Mais il y en a certainement une qui vous convient.



Les cours

Vous pouvez prendre des cours de yoga. Un peu partout, dans toutes les villes bien entendu, mais aussi dans beaucoup de petit village, vous trouverez des professeurs de yoga. Certains sont très pratiques, d'autres très ésotériques. La plupart seront collectifs, et certains pratiquent les cours individuels. Les centres ont une salle dédiée à cette pratique, mais certains accepteront de venir chez vous. Certains vous parleront du swami rencontré à Rishikesh, et d'autres de la discussion avec Robert qui affirme que "le yoga, c'est pour les tapettes" ou du tricot qu'elle sont en train de faire. Mais il y en a un peu partout. Dans la moindre ville, même petite, vous aurez le choix. Vous pourrez trouver un cours en fonction du lieu qui vous arrange, en fonction des horaires de cours.
Bien entendu, un particulier qui donne un cours de yoga à Aurillac vous proposera 2 ou 3 plages horaires dans la semaine. Un organisme important à Paris proposera des cours toutes la journée. Mais vous devriez trouver ce qui vous convient.

Suivre un cours a un énorme avantage : il vous permet de vous laisser aller facilement. Vous vous concentrez sur la voix qui vous guide. Votre professeur passera en général entre vous pour doucement corriger votre position. Le cours apporte cette libération par le lâcher-prise. Ne pensez à rien, écoutez, faites, et concentrez-vous sur ce qui est dit, sur votre respiration, vos sensation. Ne comptez pas le temps, n'anticipez pas la posture suivante, laissez-vous guider.
Il est capital de s'isoler mentalement pendant une séance de yoga, et la formule du cours a tous les avantages de ce côté-là.

En revanche, vous relâcher implique que vous soyez bien, en confiance, voire en harmonie avec l'environnement et l'enseignant.
Pour ma part, j'ai été extrêmement (peut-être trop) marqué par l'enseignement suivi au centre Sivananda. J'ai beaucoup de mal à trouver un cours qui me satisfasse. Je n'ai pas de reproche à faire aux enseignants ou centres que j'ai rencontré par la suite, juste que je ne m'y sentais pas "bien".

D'un point de vue pratique, la formule du cours est très facile.
D'un point de vue psychique, elle l'est beaucoup moins.

C'est pour moi la façon de faire si vous débutez. Il est impératif d'avoir un guide, quelqu'un qui saura vous observer, vous conseiller, vous corriger.
Ca signifie que vous allez avoir la lourde tâche de chercher le cours et le professeur qui vous conviennent. Celui avec qui vous vous sentez bien. Ca peut être difficile.



Les livres

Pourquoi pas suivre une méthode ? Allez faire un tour chez un libraire, vous trouverez des dizaines de livres. Ils couvrent tous les aspects du yoga : l'histoire, la théorie, les grands sages, la pratique... vous aurez des livres pour la pratique (la plupart), et certains pour la culture.

Lire pour la culture est une chose, mais lire pour la pratique en est une autre.
Je ne crois pas qu'il soit souhaitable de commencer à zéro en prenant un livre, et en appliquant ce qui est expliqué.
D'une part le livre vous oblige à le lire, tout le temps. Vous êtes dans une posture, et vous devez passer à la suivante : vous vous asseyez et vous regardez le livre.
Bravo !
Vous venez de casser la concentration qui avait été si difficile à obtenir. Vous avez cassé le rythme de la séance. Vous vous êtes mis dans du purement mécanique en restant focalisé sur la technique. En fait, vous ne pratiquez plus le yoga, vous faite de la gymnastique.
De plus, les asanas ne sont pas sans risque. Certaines postures mal pratiqués peuvent être néfastes. Certain enchaînements non désirés peuvent être néfastes.

En revanche, après quelques années de pratique, si vous êtes capable de pratiquer seul, d'enchaîner une séance complète sans y réfléchir, oui, ces livres peuvent vous aider à perfectionner une asana, à compléter vos informations.
En tant que débutant, ces livres peuvent aussi vous enseigner beaucoup de choses, vous éveiller, vous guider.

Sur ce plan, je vous conseille les livres d'André Van Lysebeth. Vous trouverez le détail de tous ses livres sur son site, et ils sont très courants en librairie.
J'apprécie ces livres parce qu'ils émanent de quelqu'un qui connaît très bien d'une part, mais ensuite parce que ce monsieur a cherché à comprendre. Il explique à l'occidental le pourquoi, ne se réfugie pas derrière des choses incompréhensibles (vous savez, quand il s'agit d'ouvrir Maṇipūra, le 3ème chakra...). Et dans certains livres, il va très loin dans la connaissance.
Il est très complet.



Les CD et DVD

Vous trouverez des DVD qui vous expliqueront, qui vous proposeront des séances-type.

Les CD et DVD sont en général des applications de méthode. Ils sont là pour remplacer le cours que nous évoquions précédemment.
Vous êtes chez vous, au calme ? Allumez la télévision, mettez le DVD, installez-vous sur le tapis, et commencez votre séance.

Ca peut certainement être un bon substitut, mais encore une fois à condition de connaître, et de l'utiliser en complément. Je ne crois pas que ça puisse être utilisé pour débuter parce que vous n'avez pas le professeur qui surveille, qui corrige vos erreur, qui guide.

J'utilise un CD audio, qui est la séance type du centre Sivananda. J'utilise ce CD parce que c'est la séance que j'ai pratiqué en cours pendant des années. Je la connais, je connais les postures, et je peux l'utiliser comme si j'avais le professeur avec moi. Il ne corrige pas mes erreurs, mais j'ai la prétention d'être suffisamment averti pour les connaître et y être attentif. Je pourrai presque faire la séance sans le CD, mais utiliser le CD me permet de me laisser aller, de suivre la voix, comme si j'étais hypnotisé, et donc de me concentrer pleinement sur mes sensations.
Mais si j'avais la possibilité de suivre un cours qui me convienne, j'abandonnerai le CD pour le cours.

Autant un livre peut être intéressant pour le débutant en complément des cours, autant je pense que les CD et DVD ne doivent être utilisés que si l'on connaît déjà.



Quand pratiquer ?

Je trouve le yoga matinal extrêmement énergisant. Il m'est arrivé de pratiquer en face de l'océan au lever du soleil, et c'est vraiment quelque chose. En même temps, le matin, on est raide. La nuit a endormi les muscles, ils se sont raccourcis, et la séance est plus difficile, physiquement.

Le soir a un gros avantage : il décharge des tensions de la journée, et prépare une soirée sereine. Pratiquer avant le repas du soir est très appréciable dans nos vies occidentales et urbanisées.

Encore une fois, il n'y a pas de règle absolue. A vous de trouver ce qui vous convient.
Dans les faits, les yogis très avancés et très pratiquants font plusieurs séances. Les séances matinales n'ont pas la même structure que les séances de fin de journée.
Rien ne vous empêche de mixer différentes séances au cours de la semaine.



Comment pratiquer ?

On va vous rebattre les oreilles avec LE tapis spécial, LE pantalon, le ci, le ça...
Oubliez.

Utilisez des vêtements souples, amples. Soyez à l'aise, point. Il n'est pas important qu'il s'agisse de coton bio des rives du Gange (je ne sais même pas si on cultive le coton près du Gange).

Le fameux tapis importe peu aussi. Il faut pratiquer sur un sol confortable (évitez les cailloux), donc on utilise en général un tapis de type gymnastique qui aura aussi l'avantage d'être anti-dérapant.
En cours collectif on vous demandera de prendre une serviette à mettre par terre, pour une question d'hygiène (transpiration).

Pratiquez de préférence à l'extérieur, ou du moins dans un lieux convenablement aéré.
Vous verrez que le yoga porte une attention particulière au prana, cette énergie élémentaire, et il vous sera conseillé de pratiquer dans des lieux où le prana est fortement présent (bord de mer, montagne, etc.). On fait ce qu'on peut. Il est certain que de pratiquer sur la place de l'Etoile aux heures de pointes...

Ne succombez pas à la mode "bobo californienne" de la pratique en bord de mer, devant tout le monde, au soleil, de préférence torse nu...
Non. Trouvez un endroit calme, isolé. Isolé des autres, isolé du bruit.

Si vous pratiquez chez vous, faite-le lorsque vous êtes seul. Débranchez les téléphones. Le monde se passera de vous pendant 1 heure.

Pratiquez régulièrement. Swami Sivananda disait :
Une once de pratique vaut mieux que des tonnes de théorie.
Pratiquez longtemps. N'espérez aucun résultat en quelques jours.
Lorsque j'ai commencé le yoga, je l'ai fait par curiosité, sans rien en attendre. C'est après 8 ou 9 mois que j'ai tout à coup remarqué les changements qui avaient eu lieu :
  • Régulation de l'appétit
  • Régulation du sommeil
  • Régulation de l'humeur
  • Bien être général
Bonne chance dans vos recherches et dans votre pratique.

Om̐

mardi 4 août 2009

Run different !

Depuis Ma naissance, j'ai toujours habité/traîné du côté du Cap-Ferret. Ayant quelques jours dispos, j'y retourne facilement. Et bien entendu j'y cours, différemment.

Pour être franc, le Cap-Ferret me prend un peu la tête l'été : trop de monde, beaucoup trop.
Mais quand on a la chance de pouvoir disposer d'une maison de famille à 45 mn de chez soi, dans un coin aussi joli, on fait des efforts ;-)

A Bordeaux, je cours sur du plat, sur du dur, au pire sur des chemins très propres. Ici, c'est autre chose.
Pour commencer, même si c'est en Gironde, nous sommes dans la forêt des Landes : pins, chênes, arbousiers, mimosas, genets, ajoncs... Donc déjà une différence de végétation qui "dépayse" un peu.

Mais qui dit "Landes" dit sable et proximité de la mer. Donc vent. Et avec le sable, ça fait des dunes.

Donc mes sorties se font en partie sur des pistes cyclables, mais aussi dans les chemins en forêt. Dans tous les cas, ça monte et ça descend, et c'est un premier changement.
Et partout, il y a du sable, parfois très meuble.

Autant vous dire que la moyenne n'est pas la même. Aux mêmes plages de fréquences cardiaques, je perds presque 1 mn au kilomètre.
Et les cuisses... Elles ne sont pas habituées à ça.

Mais c'est un plaisir immense de changer de terrain de jeu.
Au passage ça m'a permi de tester les Brooks dans cet environement : elle accrochent très bien. Je suis surpris de la polyvalence de ces chaussures.

Voilà ! C'était juste un petit billet en passant.
J'ai beau être accro à l'iPhone, saisir un billet là-dessus est vite lassant.
Si vous passez par là, n'hésitez pas à me faire signe.

lundi 27 juillet 2009

Yoga et course à pied : respiration

En yoga comme en course à pied, la respiration est capitale. Nous allons essayer de rendre cet acte conscient, de l'améliorer, et de voir ce qui rapproche les 2 pratiques.


Les articles précédents :

Rythme

La respiration est un rythme. Une vague qui va et vient.
Elle fonctionne automatiquement, de façon inconsciente, et elle est régie par certaines règles.

Une des premières est le rapport entre respiration et pulsations cardiaques. Un adulte moyen, en bonne santé, a environ 1 expir/inspir pour 4 pulsations cardiaques.
Prenez votre cardiofréquencemètre. Vous êtes assis, calme, vous êtes entre 50 et 80 pulsations par minutes (selon votre niveau de forme). Pour une fois, essayez simplement d'écouter votre respiration, d'en prendre conscience.
Ensuite, ralentissez, freinez votre expiration. Bien entendu, vous expirez toujours autant, mais vous vous forcez à passer plus de temps à expirer (et donc à inspirer). Vous devriez voir vos pulsations cardiaques baisser.
Les yogis parlent de "longueur du souffle" : mettez votre main humidifiée sous vos narines, à la distance limite pour sentir votre expiration. Plus vous arrivez à rapprocher votre main des narines, plus votre souffle est lent, mieux c'est.
Attention, ça n'est pas linéaire. Si vous faites de l'apnée, le coeur bat encore. Mais vous avez un certain contrôle sur votre coeur en contrôlant votre respiration.

Vague

Vous devez respirer en faisant une vague.
Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a 3 respirations différentes, 3 zones :
  • La respiration claviculaire
  • La respiration costale
  • La respiration ventrale
Une "bonne" respiration fait intervenir les 3.
La pratique du yoga vous permettra de vous familiariser avec ça, et de choisir précisément ce que vous faites selon ce que vous voulez obtenir.

Pour schématiser, on peut néanmoins dire plusieurs choses :
  1. La respiration claviculaire est superficielle, d'un très faible volume. Les clavicules se lèvent pour aspirer l'air dans le haut des poumons. Elle est la respiration des personnes énervées. Si si. Regardez votre chef/épouse/voisin la prochaine fois qu'il/elle pique une quinte : vous verrez ses épaules se soulever rapidement au rythme de sa respiration. Rythme rapide, incontrôlé.
  2. La respiration costale est la respiration "normale". Les côtes s'écartent pour remplir la partie principale des poumons. Bien entendu, faite l'essai, vous avez le contrôle et pouvez écarter vos côtes ou les resserrer.
  3. La respiration ventrale est la plus profonde. Le diaphragme s'abaisse pour remplir le bas des poumons. En évitant de gonfler le ventre; tenez votre ceinture abdominale. Cette respiration est la plus ignorée. Elle vous permet pourtant de gagner 1 à 2 litres d'air à chaque inspiration. Elle vous permet d'expirer ce même volume qui sinon stagne dans vos poumons alors qu'il est "sale" et aurait besoin d'être renouvelé
Imaginez-vous en colère. Vous êtes en train de hurler. Et l'autre en face ne lâche pas. Il se bat aussi, veut crier plus fort. Vous voulez tous les 2 avoir raison, et l'autre en face vous énerve, vous horripile, il mériterait des baffes et d'ailleurs, vous n'allez pas tarder à lui en coller une parce que PUTAIN, être AUSSI CON, c'est PAS POSSIBLE !!! MERDE !
Observez votre respiration : ce sont vos clavicules qui travaillent.
Prenez conscience de cette respiration. Commencez l'expiration en faisant remonter votre diaphragme pour bien vider le fond des poumons, et expirez longuement. Vous rentrez légèrement le ventre, mais vous ne le creusez pas. C'est le diaphragme qui travaille.
Puis inspirez en baisant votre diaphragme, loin. Vous sentez l'air frais entrer par vos narines, et vous le dirigez, vous le poussez au fond, en bas, plus loin, encore... Votre ventre s'arrondit, mais ne se gonfle pas. Les viscères sont repoussées plus bas et laissent la place au diaphragme et à l'air frais.
Continuez comme ça, et votre coeur se calme, votre esprit aussi.
Vous allez pouvoir négocier ;-)

On entend souvent que face à une difficulté il faut attendre un peu et respirer.
C'est juste ça, respirer profondément, longuement, avec le ventre, et tout le corps se calme.

L'idéal est la respiration dite complète, tout le temps.
A l'inspiration on commence par repousser le diaphragme en envoyant l'air au fond, et en tenant la sangle abdominale. Quand on ne peut plus, on écarte les côtes et on rempli les poumons. Quand eux aussi sont pleins, on monte les clavicule pour le dernier petit espace.
A l'expiration, la vague passe. On commence par remonter le diaphragme, toujours en tenant la sangle abdominale. Ensuite on resserre les côtes pour vider le coeur des poumons, et enfin on baisse les clavicules.
Essayez, couché sur le dos si vous ne connaissez pas, vous allez être surpris du volume d'air brassé. Après quelques minutes, vous pouvez même avoir la tête qui tourne un peu; vous n'êtes pas habitué à recevoir autant d'oxygène.
Le tout doit être fait calmement, lentement. Ce qui compte c'est l'ampleur, pas la force ni la vitesse. Plus vous êtes lent, plus le sang a le temps de transporter l'oxygène frais à travers votre corps.

Et la course à pied dans tout ça ?

Vous imaginez bien que plus vous arriverez à transporter d'oxygène, plus vous donnerez le temps à vos muscles d'en profiter, plus vous saurez évacuer l'air vicié, mieux vous courrez. En tous cas, vous vous donnerez des billes pour repousser votre seuil aérobie. Parce que c'est un peu le nerf de la guerre : si nos muscles consomment plus d'oxygène qu'on ne peut leur en offrir, on se retrouve en situation d'anaérobie. On ne peut pas tenir longtemps, on fatigue beaucoup, on produit de l'acide lactique...

En courant, il faut essayer de respirer profondément, calmement. Si vous respirez trop vite, ce sera superficiel, et l'air ne sera pas suffisamment renouvelé dans vos poumons. Il restera une partie d'air vicié, et votre sang fera circuler cet air plutôt que de l'air frais et chargé d'oxygène. En respirant plus calmement, vous laissez le temps nécessaire à l'échange par les vaisseaux sanguins des poumons, et vous alimentez vos muscles avec plus d'air de qualité.

Comme on le disait pour les asanas et l'étirement des muscles, le but est de s'habituer à certaines pratiques afin de les intégrer consciemment au début, puis inconsciemment dans sa vie de tous les jours, et lors d'exercices comme la course à pied ensuite.
Alors il faut avouer, la respiration ventrale en courant, c'est très difficile et peu naturel. J'y pense surtout dans les moments où je sens que je suis un peu dans le rouge. J'essaie alors de faire baisser mon rythme cardiaque entre autre en forçant l'expiration, et en me concentrant sur le ventre.

Pensez à prioriser l'expiration. Vous ne pourrez remplir vos poumons que s'ils sont vides. Concentrez-vous sur l'expiration, poussez pour vider, et ils se rempliront seul, avec de l'air frais.

Prânayâma

En yoga, ces techniques font partie du prânayâma, ou contrôle du Prâna. Le Prâna est le souffle vital, l'énergie élémentaire, un peu ce que d'autres cultures appellent le Ki (Japon), ou le Chi (taoïsme).
En contrôlant la respiration, les yogis essaient de contrôler leur bien être. Ce que j'ai évoqué ici n'est que le début de l'introduction du prânayâma. Mais il me semble que c'est une base facile à comprendre et à utiliser tous les jours. Sans dogme, sans religion ni quoi que ce soit. On peut l'appliquer si on est athée, chrétien ou musulman.
Et pourtant, plus j'avance dans la rédaction de cet article et plus j'ai l'impression de ne pas dire 10% de ce qu'il faudrait...

Pendant les asanas, pendant les phases de relaxation, pendant la méditation, la concentration se fait essentiellement sur la respiration. Chaque fois que vous en sentez le besoin, voire chaque fois que vous y pensez (donc en courant, au bureau, dans le bus surchargé...), écoutez votre respiration, ayez pleinement conscience de ce qui se passe, et appliquez-vous à lui faire faire ce qu'il faut pour calmer votre corps et votre mental.
Pendant la course à pied, le contrôle de la respiration permettra de mieux vous oxygéner, de calmer votre mental, de mieux maîtriser votre coeur, d'alimenter au mieux vos muscles.

La prochaine fois, on terminera la série avec quelques conseils de pratique et de lecture. Parce que c'est bien beau le blabla, mais si on ne fait rien...

samedi 25 juillet 2009

Yoga et course à pied : mécanique

On entend souvent certains lieux communs concernant le yoga et la souplesse. Certains en parlent en tant qu'exploits, d'autre en tant qu'outil (pour arriver à être souple). Mais même si on s'en tient au Hatha Yoga et à ses exercices physiques (les asanas), ça va beaucoup plus loin que ça.


Les articles précédents :
Une des bases du Hatha Yoga, ce sont les âsanas. Pour définir une âsana, on dit généralement qu'il s'agit d'une position que l'on peut tenir longtemps, immobile, sans effort, en contrôlant son souffle et son mental.
On est très loin de ce qu'on apprenais à l'école il y a 30 ans, où on nous faisait faire des à-coups pour "forcer" l'étirement.
Non, là on prend une position, même si elle ne va pas aussi loin que l'image de gauche; on la prend de façon confortable, on se détend, et on tient la position 30 secondes, 1 minute voire plus. En se détendant le corps va se placer, et les muscles vont s'étirer, doucement.

Une séance de yoga est composée d'âsanas enchaînées selon un ordre précis. Parce qu'une âsana ne se contente pas d'étirer les muscles; elle va aussi comprimer certaines parties du corps. L'ensemble fait que l'on enchaîne normalement chaque posture avec une contre-posture. Ainsi, après Halâsana (la charrue) que vous voyez ici, on enchaîne généralement avec bhujangasana (le cobra).

L'objectif de tout ça est de libérer les nadis (canaux) qui permettent au prâna (l'énergie élémentaire) de circuler dans notre corps. La souplesse est presque un effet secondaire. Mais la souplesse est grandement améliorée.

Et c'est là que le yoga va être extrêmement bénéfique au coureur.

On dit toujours qu'il est indispensable de faire 10, 20, 30 minutes d'étirements après avoir couru. Tout le monde se dispute sur les étirements importants, la durée, la façon de faire, etc. Certains contestent même l'utilité des étirements...

Pourquoi faire ces étirements ?
Parce que lors d'une activité physique, les muscles sont contractés. Il se passe alors 3 choses :
  1. ils durcissent
  2. ils grossissent
  3. dans une moindre mesure ils raccourcissent
Le fait de les étirer permet de contre-balancer ces effets. L'étirement permet en particulier d'équilibrer la circulation sanguine dans le corps. C'est la circulation sanguine qui distribue l'air aux muscles. Lorsqu'on prend conscience que l'un de nos problèmes en course à pied est de repousser ses limites aérobies...
Les étirements, au delà du côté bien-être, vont nous permettre de mieux s'oxygéner, et donc à long terme de mieux courir, de mieux évacuer l'acide lactique, de moins se blesser, de renforcer les articulations.

Alors faire ses 10 minutes d'étirements après avoir couru, c'est bien, mais c'est très léger.
Ce que vous apportera le yoga, c'est un travail en profondeur sur vos muscles et leurs capacités. C'est un travail qui mise sur la durée, et pas sur l'évênement d'une sortie. C'est un travail de fond.
C'est un travail qui vous sera bénéfique bien au delà de la course à pied.

Blog on the Beach

Le 28 août, je serai à Blog on the Beach, mais sans mes chaussures de running. Alors i vous passez dans le coin, n'hésitez pas à faire signe.

dimanche 19 juillet 2009

Yoga et course à pied : introduction

Le yoga est une philosophie de vie. Il utilise différents outils physiques, psychiques et spirituels avec l'objectif d'atteindre l'union. L'union avec soi-même, avec les autres, avec notre environnement, avec l'univers...


Voilà un démarrage auquel vous ne vous attendiez peut-être pas.
Mais je vous rassure, je ne suis pas ici pour vous noyer sous l'ésotérisme ou la religion. Alors pour la définition et toutes les facettes, je vous propose de vous référer à l'éternel Wikipédia. La page consacrée au yoga est plutôt bien faite.
Le point sur lequel je voulais insister, c'est cette notion d'union qui me semble importante. Elle est utilisée dans le sens d'harmonie, de symbiose.

Pour cela le yoga utilise plusieurs formes, plusieurs voies. La plus connue en occident (et sur laquelle je m'appuierai) est le Hatha Yoga, qui contient une grande part de physique dans ses pratiques.
Il existe ensuite diverses formes de Hatha Yoga, différentes écoles, chaque guru ayant développé SA méthode. Iyengar est certainement l'un des plus connu ces dernières années. Pour ma part, j'ai essentiellement pratiqué le yoga Vedanta de Swami Sivananda.

L'enseignement de Swami Sivananda repose sur 5 principes :

  1. Exercices (asanas)
  2. Respiration (pranayama)
  3. Relaxation (savasana)
  4. Alimentation saine et végétarienne
  5. Pensée positive et méditation (vedanta et dhyana)
Si on se concentre sur les 2, voire les 3 premiers points, vous commencez à comprendre que ce sont des axes fort de la course à pied. Le 4ème et le 5ème points ne sont pas négligeables (loin de là), mais ils constituent des étapes ultérieures, et nécessitent un bonne dose d'implication et de conviction.

Mais entrons un peu dans le détails de ces 5 principes (en italiques, les mots tirés du site Sivananda).

1 - Exercices appropriés (asanas)

Ils améliorent la circulation, accroissent la souplesse et la force. Les asanas n’agissent pas seulement sur le corps : elles calment et équilibrent le mental et développent la concentration.

Les asanas, les postures que vous voyez fréquemment permettent de faire circuler les énergies en libérant les canaux de circulation. Ils ont pour conséquence immédiate une amélioration de la souplesse musculaire.

2 - Respiration correcte (pranayama)

Elle stimule le plexus solaire, où se trouve un immense potentiel énergétique.Par des techniques de respiration spécifiques, cette énergie est libérée, régénérant ainsi le corps et l’esprit.

Le pranayama permet un contrôle précis de son souffle, et par conséquent de son coeur. Il permet même de modifier son humeur et son ressenti. Etonnant quand on ne connaît pas ? Et pourtant...

3 - Relaxation appropriée (savasana)

La relaxation est essentielle pour être en bonne santé physiquement et mentalement.
Le Yoga enseigne les trois niveaux de la relaxation : physique, mentale et spirituelle.

Domaine plus général, et certainement plus facilement accessible. En fait, ce point n'est pas séparé des autres. Il constitue un enseignement permanent et complètement intégré à tout autre principe.

4 - Alimentation saine (végétarienne)

L’alimentation végétarienne est la plus bienfaisante qui soit pour le corps et le mental et ménage en même temps l’environnement.

Là, j'ai plus de mal à adhérer. Même s'il est vrai que la viande est plus difficile à digérer, et qu'elle apporte moins de nutriments (au poids) que les légumes, légumineux, fruits, etc. je reste convaincu qu'elle est une des composantes de notre alimentation. Alors en réduire le volume, oui, la supprimer, non.

Et puis avec les habitudes qu'on a dans le sud-ouest et le plaisir que c'est... ;-)

Néanmoins, l'alimentation aura une grande influence sur la course à pied, comme sur tous les sports d'ailleurs.

5 - Pensée positive et méditation (vedanta et dhyana)

Leur pratique soulage le stress et redonne de l’énergie.

Il s'agit là d'un domaine que je n'aborderai pas. Je crois que c'est une pratique que je qualifierai d'avancée. Elle s'adresse à des adeptes convaincus. Elle est certainement utile en course à pied, surtout pour les compétiteurs. Néanmoins, je laisserai ce point de côté.


Vous voyez qu'il y a beaucoup de points qui s'approchent de la course à pied, des techniques que l'on va pouvoir utiliser.

Bien entendu, ces techniques sont valables tous les jours, dans votre vie quotidienne (je reviendrai sur les bienfaits pratiques du yoga). Mais certains touchent directement le running.

On continue bientôt en parlant de l'intérêt des asanas pour le coureur, et de leurs effets.

samedi 18 juillet 2009

Yoga et course à pied

Le yoga, vous connaissez. Mais est-ce que vous pratiquez ?


J'ai beaucoup pratiqué le yoga, et je continue parfois (trop rarement). Et il y a de nombreux liens avec la course à pied. Enfin, je parle là de la course à pied en tant qu'activité. Le running, pas nécessairement la compétition.

Alors je compte profiter des quelques heures supplémentaires dont je disposerai durant l'été pour vous parler un peu du sujet, en espérant vous montrer les bienfait que peut vous apporter la combinaison des 2 activités.

Oui, ça n'était que du teasing ;-)

A bientôt.

vendredi 17 juillet 2009

Brooks Summon : Adoptés !

Je vous faisais part il y a quelques temps de mon choix concernant mes nouvelles chaussures, puis d'un 1er essai rapide. Voici quelques informations complémentaires après ces quelques semaines passées ensembles.


Comme je vous l'annonçais, j'ai fais le 1er essai sans orthèses. J'ai eu de légères douleurs, ou plutôt des sensations anormales, mais pas vraiment douloureuses.
J'ai donc ajouté les orthèses précédentes, comme conseillé par mon podologue. J'avoue que ce conseil m'a étonné car mes précédentes chaussures étaient des modèles pour coureur légèrement pronateur, alors que les Summon sont pour coureur universel. Néanmoins, j'ai tenté.

Et bien cela fonctionne parfaitement.

J'ai retrouvé un chaussant plus ferme, plus tenu. Ca n'est pas étonnant, les orthèses occupent plus d'espace que la semelle dite "d'hygiène" d'origine.

Du coup, le ressenti un peu "mou" ou trop amorti sur le talon a diminué.
En revanche, je ressens toujours clairement un fort amorti arrière, et un plus grand dynamisme avant.

Ce sont des chaussures de route, mais le dessin de la semelle est prévu pour les chemins, et ça se confirme lorsqu'on passe dans des zone un peu plus meubles (sable, boue) dans lesquelles les Summon accrochent bien.
Attention ! Ce ne sont pas des chaussures de trail. Je parle donc de zone un peu sablonneuse ou d'une terre plus humide qui tend vers la boue. N'allez pas croire que vous pourrez patauger au bord d'une rivière de la jungle amazonienne...

En résumé, je me suis très vite senti très à l'aise.
A tel point que je pensais alterner les 2 paires quelques temps, et finalement j'ai laissé tomber les Mizuno. Je vais les reconvertir en chaussures de loisir ;-)

Au passage, le site de Brooks a été revu. Pas en bien à mon avis. Autant la navigation principale a été amélioré, autant le contenu est faible, et trop souvent non traduit :-(

vendredi 10 juillet 2009

La patate musicale

Il y a 3 mois, je vous parlais de l'intérêt des féculents pour la course à pied. Aujourd'hui, on va parler de patate musicale.


Oui, il s'agit d'un jeu de patate chaude à se repasser.
Bertrand a lancé le sujet sur son blog Coureurs Geeks. Il y fait part de sa playlist pour courir, et invite certains coureurs/blogueurs (oui, j'en suis), à faire de même.

Ca tombe un peu à plat... Je n'aime pas courir en musique.

En fait j'ai beaucoup essayé. J'écoute beaucoup de musique, j'ai toujours eu des walkman et iPod, j'avais un kit Nike+, et j'aime beaucoup ce que fait Jiwok.
Donc j'ai souvent essayé. Avec ma musique en mode aléatoire, avec les entraînement Jiwok...

Au final, 2 choses m'ennuient :
  1. Si je monte un peu le volume, j'ai tendance à suivre le rythme de la musique. Si je le baisse suffisamment pour ne pas suivre le rythme, je n'y fais plus vraiment attention.
  2. Le cardio, l'iPod, les écouteurs, ça devient pénible d'avoir autant de matos sur soi. Sans compter ses clés, papiers éventuels, de l'eau...
Donc j'y ai renoncé, et j'apprécie. Mon esprit se concentre dans les moments délicats ou les séances dures. Il divague et réfléchis à plein de choses dans les séances faciles.
Vous n'aurez donc pas de playlist, sauf si j'y mets les chants d'oiseaux ;-)

samedi 27 juin 2009

Brooks Summon : 1er essai

Ce matin j'ai donc fait ma première sortie avec les Brooks Summon.

J'ai couru avec les chaussures telles quelle, sans orthèses.
Petit parcours, environ 7 km.
Je n'avais pas couru depuis 1 mois, donc petite forme et poids en hausse.

Les premières sensations

Je suis très bien dedans en statique. Mais ça, vous vous en doutiez, sinon je ne les aurai pas achetées.

Elles sont légères, très fines, très aérées.

Les 1er instants de course ont été déroutants : j'avais l'impression de ne pas être tenu, de flotter latéralement. Il est vrai que Brooks fait ces modèles en plusieurs largeurs de chausson; j'ai le pied plutôt fort, et j'ai pris la taille médium. Mais en 10 minutes, cette sensation disparaît.

La semelle a un relief marqué qui m'a semblé très agréable dans les chemins. Les Mizuno étaient beaucoup plus lisses, peut-être plus typées route.

L'amorti est très différent. Alors bien sûr, je mettrai toutes les réserves d'usage, les Mizuno ayant presque 1000 km.
Néanmoins, les Brooks ont un amorti très important au talon, et plus léger sur l'avant du pied. Ca veut dire 2 choses :
  • Je n'ai ressenti aucun choc. J'avais toujours l'impression que mon pied touchait le sol avec "précaution".
  • L'avant est dynamique, et la poussée est assez franche, directe.
Pour schématiser, j'ai eu l'impression que cette semelle est un peu "le beurre et l'argent du beurre" :-)

Quelle suite ?

Je vais reprendre doucement mon entraînement, en alternant un peu les 2 paires.
La prochaine sortie avec les Brooks se fera en mettant les orthèses. J'ai ressenti une petite douleur au genou vers 30-40 minutes; il faut que je vois ce que ça donne avec les orthèses actuelles, sachant que mon podologue m'avait conseillé de mettre les orthèses actuelles dans les nouvelles chaussures.

J'espère basculer doucement vers les Brooks, et garder les autres pour les déplacements, les petites sorties comme ça, en touriste.

A bientôt pour la suite.

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