J'ai rencontré des OVNIs (en anglais UFOs). Mais pas ceux qui volent, ceux qui courent.
Il y a quelques temps, je
commence à Lire UltraFondus, la revue.
Je ne lis plus aucune revue, ou presque.
D'une part pour des raisons financières. En gros lecteur avide d'information, j'avais tendance à en acheter plusieurs toutes les semaines, sur divers sujets, et ça devient très lourd.
Ensuite, il faut bien avouer que le web nous éloigne des revues. Parce que 9 fois sur 10, lorsque j'achète un périodique, j'en parcours les 9 dixièmes à toute allure en ne faisant que constater que je suis déjà au courant de tout ce qui y est rapporté. Surtout avec un mensuel.
Quelle alternative ?
Les dossiers de fond. Les articles fouillés. Le web est plus dans le report immédiat de l'information, et le vrai dossier manque parfois, la référence, le truc que l'on garde.

En ce sens, le mensuel Ultrafondus remplit son office.
Il a (avis très personnel) le défaut de toutes les revues de running : les résultats des courses.
Oui, je sais, beaucoup aiment ça. Mais moi, je suis un indécrottable hérétique : les compétitions m'ennuient, et le sport par procuration aussi. Je ne supporte pas les émissions télé sur le sport, je ne supporte pas les journaux comme l'équipe, je n'écoute aucun résultat.
Alors lire les résultats de Millau ou du tour de la réunion...
Mais on y trouve des articles très différents des autres, sur le web, les raisons qui nous poussent à courir, ou encore sur l'esprit des UFOs dans le dernier.
Enfin, je trouve que ce magazine est bien fait, et assez différent. Je continuerai à en ignorer une bonne moitié, mais ça faisait très longtemps que je n'avais pas eu envie de m'abonner, et là...
Et puis, je les ai rencontré ces
OVNIs heu pardon, ces UFOs !
Début février, une rencontre avait été organisée dans les environs de Bordeaux. Une rencontre autour d'une bière (ou 2... à peu près) et un repas. Et là, pour moi coureur du dimanche, on est sur une autre planète.
On discute avec l'organisateur de la
Cannonball, trail de 200 à 250 km en autosuffisance alimentaire partant de Montalivet (Gironde) pour finir à St-Girons (Landes), le tout entre forêt, dunes et plage. Et il nous raconte comment, en vérifiant le balisage la veille de la course, il croise un coureur. Le type habitait au Cap-Ferret, alors il remontait en courant dans les bois, pour repartir sur la course le lendemain...
On discute avec ce bordelais, originaire de Santander (oui, en Espagne). Il décide d'aller voir sa famille, prend quelques jours, et se trace un parcours près de la côte pour descendre (près de 500 km) en quelques jours.
On discute avec des gens qui font quelques marathons dans l'année. Mais sans dossard. Juste pour accompagner un copain, et parce que ça fait un entraînement entre 2 ultras.
Oui, des OVNIs... Mais aussi des gens adorables, très ouverts.
La définition de l'ultra, c'est tout ce qui commence au 43
ème kilomètre (donc après le marathon). Mais là j'ai rencontré des gens qui m'ont tenu un discours du genre "si tu te sens bien quand ça dure, tu es mûr pour l'ultra, tu es un coureur d'ultra dans ta tête. Après, il suffit de s'organiser, et d'en faire.".
Et puis certains qui ne font pas des kilométrages énormes. 2 ou 3 sorties de 45' dans la semaine, et 1 sortie longue de 2 voire 3h le week-end. Parfois une course, un 100km, un 24h. Tout le monde n'enchaîne pas les
MIL-KIL non plus.
En résumé, j'aime leur revue, et j'aime bien ces "fous". Ils sont très loin de la compétition, partagent dans un esprit très ouvert, sont tolérants, conviviaux.
Je me suis toujours sentis bien dans la durée, mais j'ai toujours eu "peur", d'en faire trop, de me blesser, de délaisser la famille, etc. J'ai aussi toujours été attiré par le trail. Je pense que les mois à venir vont doucement inclure des sorties plus longues, et des sorties hors chemin.
Pour évoquer à nouveau l'ouverture du magazine et des UFOs rencontrés, je citerai la revue par le biais de leur site web :
« Courir Longtemps » part d’un principe qu’on aime bien chez Ultrafondus : inutile de dépasser le marathon pour se sentir coureur d’ultra. Courir longtemps, c’est une notion très subjective qui prend son sens au bout de vingt minutes pour un débutant et pas avant 24 heures pour certains briscards élevés au lait de chameau.
Si certains lecteurs pratiquent l'ultra, le trail, connaissent, haïssent, sont tentés, intrigués, je serai ravi d'avoir vos avis sur le sujet.